Notre article précédent explique pourquoi aucun portefeuille national ne répond encore à un vérifieur non enregistré. Ça ne veut pas dire qu'il faut attendre pour construire et valider son intégration : l'écosystème de référence, financé par la Commission européenne, est justement fait pour ça.

L'écosystème de référence EUDI

Publié en open source par l'organisation eu-digital-identity-wallet, il couvre les trois rôles d'un échange OpenID4VP :

De quoi dérouler un vrai flux OpenID4VP de bout en bout : émission d'un credential de test, présentation via QR code, vérification côté serveur, sans qu'aucune partie ne soit simulée.

Les sandboxes nationaux

Plusieurs États membres ouvrent aussi leur propre bac à sable, avec des règles d'accès différentes :

Ce que ça permet, et ce que ça ne remplace pas

Ces environnements suffisent à valider l'intégralité de votre intégration technique : construction de la requête d'autorisation, gestion du QR code ou du lien profond, réception et vérification de la réponse, traitement des revendications divulguées. C'est exactement ce que vous ferez en production, avec les mêmes appels d'API Todis.

Ce qu'ils ne remplacent pas : la confiance qu'un vrai portefeuille de production accordera à votre identité de vérifieur, qui dépend du registre national de votre pays d'établissement (voir notre article sur le RPRC/RPAC). Les deux briques sont indépendantes : l'une se construit maintenant, l'autre s'active à l'ouverture du registre.